design graphique : Tommy Gautier

crédit photos Claude Truong-Ngo

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Depuis 2014, le centre hospitalier Métropole Savoie et le festival du premier roman de Chambéry proposent ainsi à 2 auteurs, anciens lauréats du festival du premier roman de Chambéry, de participer à une résidence d’écriture en immersion totale dans un service de soin durant 24 heures non-stop. Unique contrainte : la réalisation d’un essai de 20 000 signes. Aucun sujet imposé, pas plus que de style. Seule ici n’a d’importance que la confrontation pure entre un auteur et un terrain inconnu. Tel un anthropologue, l’expérience propose à un auteur d’entrer dans un monde qu’il ne connait pas ou peu, lui permettant de confronter ses présupposés - si tant est qu’il en ait - à un terrain et à une population précise.

En 2016, cette expérience est menée simultanément par 3 auteurs dans 3 institutions médicales : l’Accueil Savoie Handicap de Saint-Alban Leysse, l’unité Bachelard du centre hospitalier spécialisé de Bassens et le service de rééducation neurologique de l’hôpital reine Hortense d’Aix-les-Bains. À la suite de ces expériences sur le territoire savoyard, les auteurs invités - Manon Moreau, Lionel Salaün et Jean-Paul Didierlaurent - ont chacun produit un essai d’une grande richesse. Pourtant, cette tâche est périlleuse : elle peut effrayer aussi bien les auteurs que les services dans lesquels ils se rendent. En effet, la mise en place d’une résidence artistique implique, par définition, de s’ouvrir à la possibilité de l’inconnu. On ne sait jamais par avance quelles interactions se créeront entre un auteur, unique représentant d’un monde extérieur, et un service médical dont certaines normes et valeurs propres structurent l’organisation quotidienne. 

Un événement en partenariat avec L'association Lectures Plurielles, Actu SF, le centre hospitalier spécialisé de la Savoie et Acceuil Savoie Handicap 


Jean-Paul Didierlaurent

Né en 1962, vit et travaille dans le département des Vosges

Après des études de DUT de publicité à Nancy, il travaille quelque temps à Paris mais retourne rapidement dans ses Vosges natales.

En 1997, Jean-Paul Didierlaurent découvre l'existence des concours de nouvelles, ce qui lui donne l'idée de se lancer dans ses premières productions littéraires. Parmi celles-ci, Brume lui permet d'obtenir le Prix international Hemingway. La nouvelle paraît dans un recueil intitulé Brume : et autres nouvelles du Prix Hemingway 2010, paru aux éditions Au Diable Vauvert en 2010. Il remporte le même prix en 2012, pour Mosquito, publié chez le même éditeur dans le recueil Mosquito et autres nouvelles du Prix Hemingway 20124. Avant de publier son premier roman, il écrit des nouvelles pendant quinze ans5, qui remportent de nombreux prix.

Afin d'écrire son premier roman, en gestation depuis plusieurs années, il prend un congé d'un mois sans solde et part à Vauvert en Camargue. « Phénomène littéraire », son premier roman, paru en 2014 et intitulé Le Liseur du 6h27 « fait sensation » en France. Sélectionné pour l'édition 2015 du Cezam Prix Littéraire Inter CE, il est plébiscité par les 3500 lectrices et lecteurs et choisi comme lauréat le 10 octobre 2015. Environ 25 pays acquièrent les droits de traduction6,7.

En 2015 sort le recueil de nouvelles Macadam, aux éditions Au Diable Vauvert, qui rassemble des nouvelles, pour la plupart primées.


Site de l’artiste

Table Ronde

Jean-Paul Didierlaurent
24 heures chrono

17 nov. 2016 à 18:00

Librairie Garin

boulevard du théâtre, 73000 Chambéry